Chemtou

S'étendant sur plus de 80 ha dans la partie nord-ouest de la Tunisie, Chemtou est un site antique qui renferme les vestiges de Simitthu, ville rattachée à la province d'Afrique proconsulaire à l'époque de l'empire romain. Cette cité mythique est au carrefour de deux routes importantes, à savoir celle qui relie Carthage à Annaba et celle qui relie Tabarka au Kef. Elle contenait l'un des marbres les plus précieux de l'Empire romain, le marbre jaune antique issu de ses carrières qui faisaient d'elle une célèbre ville.

Chemtou représente un site archéologique renfermant des vestiges de depuis 1500 ans. La campagne de fouilles archéologiques vers la fin des années 1960 a permis la mise à jour de certains éléments de cette cité antique, dont une voie menant à Thabraca, utilisée pour l'acheminement des marbres vers la Mer Méditerranée. À l'instar de toute cité romaine, on a pu identifier des temples, des thermes, des logements d'ouvriers, un aqueduc et un amphithéâtre.

Histoire de Chemtou

Connue pour l'extraction du marbre, Chemtou représentait un monopole impérial aux temps de l'Empire romain. Depuis la préhistoire, les habitants de la région tirent leur richesse de la fertilité agricole de la vallée de la Medjerda.

Au 5^e^ siècle av. JC, cette dernière fut conquise par les Numides. Avec la colonie numido-punique, la petite cité commença à se développer grâce à sa situation particulière au carrefour des deux routes principales. Des échanges commerciaux existaient avec le bassin méditerranéen, d'où l'exportation systématique du giallo antico. Chemtou se démarqua par l'influence de la culture punique.

Au début de la colonisation romaine en 27 av. JC, l'exploitation de marbre commenca sous le règne d'Auguste. La haute société romaine considèrait le marbre jaune antique comme un matériau de luxe. Il en était de même pour les Italiens qui l'appellaient giallo antico. Ce type de pierre étati alors utilisé pour les majestueuses constructions impériales jusqu'à Rome.

La ville se développa parallèlement à la croissance des carrières. Elle fut à son apogée sous le règne des Sévères pendant lequel elle subit une monumentalisation. Après avoir obtenu un siège d'évêché, Chemtou connu une phase de l'Antiquité tardive menant ensuite au Moyen Age. Le début du règne des Aghlabides et des Fatimides fut marqué par l'arrivée des Arabes qui peupla la région aux 9e et 10e siècles.

Quelques vestiges à absolument voir

À l'occasion d'une visite à Chemtou, vous serez invité à découvrir quelques vestiges remarquables. Ne manquez pas le Pont romain sur la Medjerda. Celui-ci a permis de traverser la Medjerda pour aller à Chemtou. Cette architecture impressionnante est la plus grande construction du genre en Afrique du Nord. Elle est construite avec plusieurs matériaux : des blocs de calcaire verdâtres, des rochers jaunes et du marbre gris.

Vous pourrez voir sur les lieux des installations d'une marbrerie remontant au début du 20e siècle. Celles-ci ont été conservées et classées en tant que premiers éléments d'une archéologie industrielle.

Au musée de Chemtou, on peut découvrir des vestiges du sanctuaire numide avec la reconstitution de sa façade. À l'époque romaine, ce temple était dédié au dieu Saturne.  On y trouve aussi des fragments importants de décoration architecturale du 2e siècle av. JC, ainsi qu'un modèle de meule qui montre le fonctionnement d'un moulin à turbine, le dernier monument construit sur la rive gauche du pont.

Des ruines de citernes et d'aqueducs sont encore visibles dans le site. La cité possèdait un aqueduc urbain qui assure l'alimentation des bains publics et privés, de même pour les puits et les fontaines publiques.

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